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Justice pénale pour adolescents (LSJPA)

Droit de la jeunesse (LSJPA)

Une accusation criminelle à l'adolescence peut avoir des conséquences importantes. Le système de justice pénale pour adolescents est distinct de celui applicable aux adultes : la Loi sur le système de justice pénale pour les adolescents (LSJPA) prévoit des règles, des principes et des objectifs qui tiennent compte de l'âge, de la maturité et de la situation particulière des adolescents.

Dossiers pris en charge par Me Daniela Velandia et Me Stéphane Pouyes.

VP Avocats peut-il intervenir ?

Oui. VP Avocats se concentre sur la représentation des adolescents confrontés à des accusations criminelles sous le régime de la LSJPA. Notre rôle est de comprendre rapidement la situation, d'expliquer clairement les options disponibles à l'adolescent et à sa famille, et de mettre en place une stratégie de défense adaptée aux circonstances du dossier. Au Québec, le processus judiciaire criminel applicable aux adolescents vise les personnes âgées de 12 à 17 ans au moment pertinent; le fait d'atteindre 18 ans ne fait pas automatiquement disparaître les conséquences d'une infraction commise à l'adolescence.

Situations et accusations couvertes

  • Voies de fait, voies de fait armées ou causant des lésions
  • Menaces et harcèlement criminel
  • Méfaits, vol et introduction par effraction
  • Possession ou trafic de stupéfiants
  • Possession ou utilisation d'une arme et infractions liées aux armes à feu
  • Infractions d'ordre sexuel
  • Fraude
  • Conduite dangereuse et autres infractions criminelles liées à la conduite
  • Infractions commises en groupe ou dans un contexte scolaire
  • Infractions liées aux réseaux sociaux ou aux communications électroniques

Situations similaires non couvertes

  • Les dossiers de protection de la jeunesse (Loi sur la protection de la jeunesse, DPJ), qui concernent les situations où la sécurité ou le développement d'un enfant peut être compromis
  • Les litiges familiaux (garde, pension alimentaire)
  • Les recours civils ou scolaires découlant des mêmes faits

Ce qui peut se passer ensuite

  • Intervention policière : le dossier peut commencer par une enquête, une arrestation ou une demande de rencontre. L'adolescent a le droit de garder le silence et le droit à l'assistance d'un avocat sans délai, y compris avant et pendant l'examen de la possibilité de recourir à une sanction extrajudiciaire.
  • Mesures et sanctions extrajudiciaires : une intervention policière peut mener à un avertissement, à un renvoi vers un organisme communautaire ou au programme de sanctions extrajudiciaires (médiation, sensibilisation, réparation, travaux communautaires), sans nécessairement judiciariser le dossier.
  • Comparution : si des accusations sont portées, l'adolescent devra généralement comparaître devant le tribunal. Cette étape détermine la suite des procédures et, selon les circonstances, la question de la mise en liberté.
  • Détention et mise en liberté : la LSJPA prévoit des règles particulières. Les conditions doivent tenir compte de la situation de l'adolescent et de sa capacité réelle de les respecter; un plan concret (supervision parentale, fréquentation scolaire, lieu de résidence) peut être déterminant.

Éléments de preuve généralement examinés

  • Documents remis par les policiers (promesse, citation à comparaître, conditions)
  • Coordonnées de l'établissement scolaire et bulletin récent, s'il y a lieu
  • Informations sur la situation familiale et le milieu de vie de l'adolescent
  • Toute correspondance reçue du programme de sanctions extrajudiciaires

Erreurs à éviter, mesures immédiates

  • Encourager l'adolescent à discuter des faits avec les autorités avant d'avoir obtenu des conseils juridiques
  • Accepter une sanction extrajudiciaire sans comprendre ce qu'elle implique
  • Présumer que le dossier disparaîtra automatiquement à 18 ans
  • Publier ou commenter la situation sur les réseaux sociaux

Notre approche

Un adolescent confronté au système de justice ne devrait pas être traité comme un adulte auquel on aurait simplement retiré quelques années. Son âge, sa maturité, son environnement familial, son parcours scolaire et sa capacité à comprendre les conséquences de ses gestes sont pertinents dans l'analyse du dossier. Nous prenons le temps de comprendre ces éléments afin d'élaborer une stratégie qui tient compte non seulement de l'accusation, mais aussi de la personne derrière celle-ci, et nous expliquons les étapes du processus dans un langage clair à l'adolescent comme à sa famille. L'adolescent demeure le client de l'avocat : l'implication des parents, souvent précieuse, est toujours conciliée avec le secret professionnel.

Étapes du dossier

  1. Expliquer ses droits à l'adolescent et analyser les accusations portées
  2. Examiner la preuve disponible et intervenir auprès des autorités lorsque cela est approprié
  3. Évaluer les possibilités de mesures ou de sanctions extrajudiciaires
  4. Préparer une demande de mise en liberté avec un plan concret
  5. Négocier une résolution du dossier lorsque cela est dans l'intérêt de l'adolescent
  6. Préparer le dossier en vue d'un procès et présenter les éléments pertinents sur la situation personnelle, familiale et scolaire
  7. Faire les représentations appropriées sur la peine lorsque l'adolescent est déclaré coupable

Documents et renseignements utiles

  • Promesse, citation à comparaître ou conditions imposées
  • Documents transmis par les policiers ou le programme de sanctions extrajudiciaires
  • Pièce d'identité de l'adolescent
  • Coordonnées des parents ou du tuteur

Conséquences possibles

  • Le tribunal applique le régime de détermination de la peine prévu par la LSJPA, qui vise la responsabilisation de l'adolescent, sa réadaptation et sa réinsertion sociale ainsi que la protection durable du public.
  • Selon le dossier, les conséquences peuvent comprendre différentes formes de sanctions dans la collectivité ou, dans certaines circonstances, une peine comportant une mise sous garde.
  • Dans certains dossiers, un rapport prédécisionnel permet au tribunal d'obtenir des renseignements sur la situation personnelle, familiale, scolaire et sociale de l'adolescent avant de déterminer la peine.
  • La LSJPA prévoit un régime particulier de confidentialité et de restrictions de publication, ainsi que des périodes d'accès aux dossiers qui varient selon l'issue du dossier et la peine imposée.

Questions fréquentes

Mon enfant doit-il parler à la police ?

Un adolescent possède le droit de garder le silence et le droit à l'assistance d'un avocat. Avant de répondre à des questions concernant une infraction potentielle, il est généralement prudent d'obtenir des conseils juridiques.

Mon enfant peut-il avoir un avocat avant d'être accusé ?

Le droit à l'assistance d'un avocat prévu par la LSJPA joue notamment avant et pendant l'examen de la possibilité de recourir à une sanction extrajudiciaire. La situation concrète doit toutefois être évaluée selon l'intervention policière et l'étape du dossier.

Une première infraction peut-elle être réglée sans procès ?

Dans certaines circonstances, oui. La LSJPA prévoit différentes mesures et sanctions extrajudiciaires pouvant permettre de traiter une situation sans poursuivre le dossier devant le tribunal. Cela dépend notamment de la nature de l'infraction, des circonstances et de la situation de l'adolescent.

Mon enfant peut-il être détenu avant son procès ?

Oui, dans certaines circonstances. La LSJPA prévoit un régime particulier concernant la détention et la mise en liberté des adolescents. La situation doit être évaluée rapidement lorsqu'un adolescent est détenu.

Est-ce que le dossier de mon enfant disparaît automatiquement à 18 ans ?

Non. La fin de l'accessibilité d'un dossier d'adolescent dépend notamment de la façon dont le dossier s'est terminé et de la peine imposée. Il existe différentes périodes d'accès prévues par la LSJPA.

Une accusation LSJPA peut-elle avoir des conséquences sur l'avenir de mon enfant ?

Oui. Même si le régime jeunesse comporte des protections particulières, un dossier peut avoir des conséquences selon sa nature et son issue, notamment quant à l'accès aux renseignements, aux conditions imposées ou à certaines démarches futures. Une analyse du dossier est nécessaire pour déterminer les conséquences précises.

Que dois-je faire si mon enfant vient d'être arrêté ?

La première étape est de demeurer calme et de vérifier sa situation : où il se trouve, s'il est détenu, quelles accusations sont envisagées ou portées et s'il a déjà communiqué avec un avocat. N'encouragez pas votre enfant à discuter des faits avec les autorités avant qu'il ait obtenu des conseils juridiques.

Cette page est informative. Elle ne constitue pas un avis juridique et ne garantit aucun résultat.

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